Noël, parlons-en !

 


Parlons-en de Noël !

A mon premier Noël, j'avais 9 mois. Mon frère, mon ainé de 15 mois avait décidé de quitter cette incarnation dans laquelle il est resté peu de temps le 17 décembre 1971. 

Merci frérot, oui nous avions décidé de nous réincarner ensemble à la demande de notre mère qui voulait expier ses pêchés de sa précédente vie avec nous, dans laquelle elle était despote et "nous avait tué"...Tu avais dit : "ok, je descends et je repars tout de suite, pour lui faire un électro choc, pour qu'elle comprenne enfin".

Moi, je suis restée et la suite ne s'est pas déroulée comme prévu. Ma mère est rentrée dans un deuil pathologique puis un déni, l'Amour, la foi, le pardon, qu'elle avait demandé avant de se réincarné elle n'y a pas eu accès.

J'ai donc jamais connu la joie de Noël. Encore aujourd'hui, elle pleure de mi-novembre à mi-janvier...Vous imaginez pour une petite fille de 9 mois et pour celle à grandir. Alors oui devenue jeune adulte, j'ai œuvré fort pour me défaire de cette tristesse qui n'était pas la mienne et qui pourtant envahissait chacune de mes cellules. J'ai d'abord voulu comprendre la "vraie histoire", dénouer les non dits, les accusations, les culpabilités...ça a été mon premier chantier pour aller mieux. Et cela ne s'est jamais arrêté, jusqu'à aujourd'hui ! Les autres aventures de mon incarnation vous les connaissez si vous lisez ce texte, ou en tout cas vous pouvez en prendre connaissance sur ce blog.

Il y a quelques années en arrière j'ai décidé de ne plus fêter Noël avec mes parents, car je voulais donner à Noël sa juste place. Celle de célébrer la VIE et non la mort. J'y suis arrivée, même si il n'aura jamais la résonnance de ce qu'il aurait pu être sans la disparition de mon frère le 17 décembre 1971. 

Aujourd'hui je ne pense même plus à lui le jour de la date anniversaire de sa mort. ça fait un bien fou, car je pense à lui tous les jours, tous les jours je le remercie de m'accompagner de là où il est. 

Cette année j'ai refait le premier sapin de Noël depuis ma séparation. 3 années se sont passées depuis que j'ai quitté mon ex-mari, il m'a fallu 3 ans pour redonner un nouveau sens à cet arbre, lequel sens j'avais mis des années à trouver. 

Cette année nous sommes ma fille et moi toutes les deux et nous avons célébré Noël en vivant des choses un peu "extraordinaires" pour nous, des choses "qu'on ne fait pas le jour de Noël, quand on a une famille"  ! 

Nous sommes allées réveillonner au restaurant dans une bulle chauffée, la tête dans les étoiles et la mer dans le coeur, à manger de délicieux mets que je suis bien incapable de cuisiner ! 

Ma fille à dévoré pour la première fois de sa vie un tournedos Rossini...j'ai réalisé que je n'en n'avais jamais mangé ! 

Noël ne revêt plus rien de triste, ni aucune culpabilité ou aucune trace de réactivité. Je suis à ma place, sur mon chemin, sans avoir à trouver aucun prétexte pour ne pas être avec ma mère (mon père étant décédé cet été), bien souvent seule, car ma soeur ne peut pas davantage subir cette épreuve. 

Nous n'évitons donc ni les disputes, ni les sujets fâcheux, nous demandons juste à célébrer la vie, notre VIE.

Je suis venue mettre de la lumière dans mes systèmes familiaux dysfonctionnels. Cette lumière n'est pas "acceptable" par les membres de mes fratries, je me retrouve donc tenue à distance, black listée. Il paraît que je leur fait peur...ils ont simplement peurs de leur propres ombres que je pourrais éclairer.

Mon système familiale repose aussi malheureusement sur une mère au fonctionnement pervers narcissique... Elle choisit donc ses proies, j'en fais partie, et comme c'est très souvent le cas, elle est adorable avec le monde extérieur, il n'y a donc aucun soutien à attendre de personne, sauf de se protéger.

Aller visiter ses ombres, demande beaucoup de courage. Au-delà du courage c'est une foi, la foi que l'on revient de tout, même de "l'enfer". 





Commentaires