Le 8 aôut 2025 tu mourrais. Je te tenais la main.
Je t'ai dit au revoir, je t'ai pardonné pour ce que j'ai vécu dans mon enfance. Je t'ai remercié. Car au-delà du pardon, c'est la gratitude qui s'invite sur un chemin de guérison, sur un chemin spirituel.
Depuis quelques jours, je suis très triste.
Je viens de quitter un homme que j'ai aimé. En le quittant, j'ai le sentiment de laisser une part de toi et une part de moi. Je ne sais pas encore ce qui nous relie tous les 3, indépendamment du fait que ça soit lui qui a déposé tes cendres dans l'Auvézère il y a un an.
Je pleure beaucoup, avec le sentiment de verser les larmes que je n'ai pas versées l'année dernière quand tu es mort, et de pleurer aussi la fin de ma relation. Ma tristesse est grande, je l'accueille, elle est belle.
J'ai aussi le sentiment de pleurer une version de moi qui demande à mourir.
J'ai envie d'être aimée pour ce que je suis, oui, cette femme fragile et forte à la fois. Cette femme qui a su revenir de son enfance incestuelle et incestueuse et qui aujourd'hui demande à rencontrer un homme qui l'aimera pour qui elle est. Car je suis plus grande que cette enfance traumatique.
Voilà, je voudrais quitter le costume de mon enfance et devenir la femme puissante qui ne demande qu'à Être.
Et hier soir, tu es venu me rendre visite. Tu es venu me caresser les cheveux un long moment alors que je venais de me coucher. Nous avons échangé. Merci de t'être manifésté à moi, tu as enlevé ma tristesse, tu m'as rassurée, j'ai compris que je n'atais pas toute seule, tu veilles sur moi.
Cela a apaisé ma peine, alors que ma mère comme ma sœur manifestent un comportement d'obstruction à mon égard depuis Noël.
En effet, la semaine dernière j'ai manifesté le souhait de rejoindre ma mère pour être avec elle aujourd'hui, mes messages ne sont même plus lus d'elle. Ma sœur gravit en ce moment le Kilimandjaro, là où elle a cru te perdre d'un œdème pulmonaire il y a plus de 40 ans, alors que tu en faisais l'ascension.
Tout ce qui se joue est juste. Je n'ai pas à être en relation avec elles aujourd'hui. Tu m'as montré hier que je n'avais pas besoin d'aller au bout du monde pour te rencontrer, ou d'aller au bord de l'Auvèzère.
Pour te rencontrer, j'ai juste besoin d'être dans mon cœur, car c'est là que tu es aussi.
Merci, papa. Je t'aime.
Agnès.











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